6:57 - lundi octobre 22, 2018

Abderrezak Bouhara s’est éteint dimanche

La Rédaction

Le sénateur et membre du Comité central du Front de libération nationale (FLN), Abderrezak Bouhara est décédé, dimanche à Alger, à l’âge de 79 ans d’un malaise cardiaque.

Pris samedi d’un malaise il a été évacué, selon l’APS, à l’hôpital militaire Mohamed-Seghir-Nekkache de Aïn Naadja où il a rendu l’âme. Abderrazak Bouhara était une des figures de proue du mouvement de redressment qui a évincé Belkhadem de son poste de SG.

Ce cadre qui connaissait le FLN sur le bout des doigts était fortement pressenti pour prendre la tête du FLN. Abderrazak Bouhara a été l’un des hommes clé du mouvement de redressement qui a poussé Abdelaziz Belkhadem à la porte à l’issue d’une vote du comité central.

Né en 1934 à Colo, il avait arrêté ses études secondaires en 1956 pour rejoindre les maquis dans la wilaya I, région de Khenchela. Deux ans avant l’indépendance, Abderrazak Bouhara est un des officiers de l’ALN stationnée en Tunisie. Le colonel Houari Boumediene lui confie le commandement du 39e bataillon.

A l’indépendance, il est nommé un certain temps à Tizi Ouzou. Puis à la tête du chef d’état-major de la 3e Région militaire. (Colomb Bechar). Devenu à la suite en 1965 attaché militaire à Paris, il commande en 1967 une brigade algérienne de l’ANP en mission sur le Canal de Suez pendant la guerre israélo-arabe. Trois ans plus tard, il devient ambassadeur d’Algérie à Hanoï.

Il occupera les fonctions de wali du Grand Alger de 1975 au 27 février 1978. A cette époque, il se montre comme l’un des idéologues de la « révolution agraire ». En mars 1978, il préside la commission organique du FLN. Une année plus tard, en mars 1979, il est nommé ministre de la Santé. Puis sera confirmé aux remaniements qui ont eu lieu aux lendemains de la mort de Boumediene. Il a été membre du comité central du FLN sans interruption depuis février 1979.

Boumedieniste, il défendra, comme tous les pontes du FLN, le parti unique jusqu’aux événements d’octobre 1988. Ces dernières années, il n’avait pas hésité à écrire des contributions dans la presse pour relater des pages de notre histoire. Le défunt Bouhara était l’auteur d’un livre autobiographique Les viviers de la Libération, paru chez Casbah éditions en 2001.

Hamid Arab

Source : Algérie 200 hommes de pouvoir

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