10:27 - vendredi janvier 19, 2018

Entrevue de Boualam Sansal sur le quotidien  »ALGÉRIE-EXPRESS ».

La Rédaction

L’écrivain algérien le plus talentueux de sa génération qui vient de recevoir le prix de la francophonie ne se contente pas de collectionner les distinctions. A l’inverse de beaucoup d’intellectuels algériens ayant, pour des raisons plus ou moins avouables, déserté le débat politique, Boualem Sensal, se libérant de sa retenue naturelle et de la subtilité qui caractérise son œuvre littéraire, s’immerge dans le combat quotidien. Avec fureur et courage. Impressionnant.

 

AE – Après de nombreuses autres distinctions, vous venez d’être consacré par la francophonie comme un écrivain majeur de cette communauté. Au-delà de la légitime fierté que vous pouvez ressentir, on aimerait aussi savoir comment vous vivez cette reconnaissance, sachant que votre pays, 2éme pays francophone, refuse toujours d’adhérer à ce forum.

B.SANSAL

AE – Vous êtes l’écrivain algérien le plus emblématique de cette Algérie qui lutte pour la liberté et la tolérance. Vous êtes toujours censuré en Algérie. Avez-vous, un jour, demandé une explication aux autorités concernées sur cet abus et, si oui, qu’ont-elles répondu ; si toutefois il y a eu réponse ?

B.SANSAL

AE – Tous vos ouvrages traitent évidemment du destin tragique de l’Algéie. Vous incisez les failles individuelles et collectives qui dégradent et anesthésient le pays. Ce faisant, vous transgressez le sacro-saint dogme officiel de l’Algérien orgueilleux, fier et infaillible. Cette mise à nu vous paraît-elle être une étape obligée pour accéder à un statut adulte ou s’agit-il d’une approche littéraire parmi d’autres ?

B.SANSAL

AE – Vous a-t-on déjà proposé de porter à l’écran une de vos œuvres ?

B.SANSAL

AE – Beaucoup d’artistes ou d’intellectuels invoquent leur statut pour ne pas s’impliquer dans les combats sensibles qui se mènent en Algérie. Ce n’est pas votre cas. Vous avez répondu favorablement à une invitation du MAK, vous vous exprimez dans les médias qui vous sollicitent sur les sujets les plus délicats… Comment expliquez-vous cette frilosité des élites algériennes ? 

B.SANSAL
Boualem Sansal a été récompensé à plusieurs reprises. Il a reçu le prix du premier roman, le prix des Tropiques, le prix Edouard Glissant et le prestigieux prix de la paix des libraires allemands considéré comme l’antichambre du prix Nobel de littérature. Il a notamment écrit : le Serment des barbares, Dis-moi le paradis, Harraga, le village de l’Allemand, Rue Darwin

Sofiane Ouchikhen

 

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