11:06 - jeudi juillet 19, 2018

Grèves dans le secteur de l’enseignement : De l’éducation ou de l’élevage ?

La Rédaction

CHRONIQUE — De grèves des enseignants du primaire à celles des lycées et des universités, ajoutées à celle des parents qui s’inquiètent à juste titre de l’avenir de leurs enfants, ce monde de l’éducation, vu du côté du pouvoir colonial comme celui de l’élevage réservé aux animaux, est en pleine ébullition.

Alif, Ba, Ta, Tha, Ha, Djim, etc. …Ainsi de suite avec cet alphabet et cette langue arabe vers un avenir et un futur incertain des plus sombres et des plus obscurantistes tant il est mariné dans une religiosité salafiste des plus violentes et des plus brutales.

Le monde avance, les technologies avancent, des études scientifiques sont publiées en langues, Anglaise, Française, Allemande ou Chinoise, mais point de langue arabe qui reste un élément faible dans cette noria de langues qui avancent, se développent et tentent de se faire une place, telle la langue Espagnole dans ce monde des technologies avancées.

Enfermée, isolée, castrée, sacralisée, la langue arabe végète dans un magma obscurantiste loin de l’univers scientifique en perpétuel progrès.
Incapable de suivre la cadence, cette langue est délaissée par ses propres « parents » et locuteurs arabo islamiques.

Dans les pays du Golf et des royaumes arabo-islamiques voisins, qui ne jurent que par Allah et son prophète, dont le coran serait « tombé » sur lui l’analphabète, cette langue délaissée au profit de l’Anglais est réduite à l’apprentissage/entretien dans le fol espoir qu’elle ne disparaisse pas.

À l’Algérie 2018, pays qui a mis cette langue au pinacle et au sommet de l’intérêt identitaire national, de constater sa débâcle éducationnelle et pédagogique, mais dont ce pays persiste à maintenir son enseignement.
Cet acharnement à enseigner une langue quasi morte n’est pas dépourvu d’arrières idées politiques dont la principale est de maintenir le petit peuple dans l’ignorance et l’inculture quand la progéniture de cette nomenclature aux commandes du pays mené entre autre à la ruine, fréquente les écoles et les grandes écoles occidentales de Londres, Paris ou Boston.

Actuellement, le secteur de l’enseignement et de l’éducation, plutôt de l’élevage et du dressage, tant les programmes semblent plus destinés aux animaux du cirque qu’à des enfants est en pleine crise.

De grèves des enseignants du primaire à celles des lycées et des universités, ajoutées à celle des parents qui s’inquiètent à juste titre de l’avenir de leurs enfants, ce monde de l’éducation, vu du côté du pouvoir colonial comme celui de l’élevage réservé aux animaux, est en pleine ébullition.

À la crainte des parents d’élèves, est opposé le laxisme calculé et prémédité du pouvoir colonial d’Alger qui n’en a cure de l’avenir des enfants et des étudiants.

Soulignons, que les grèves et les manifestations dans ce domaine sont concentrées en Kabylie.
Le secteur de l’enseignement en Kabylie est entièrement paralysé.
La Kabylie consciente de cette catastrophe se rebiffe et exige de meilleures conditions pédagogiques et éducationnelles.

Même si ces mouvements de protestations sont l’objet de tentatives de récupération, par des partis dits «Kabyles » RCD/FFS, qui se positionnent et se constituent en zone tampon en toute complicité avec le pouvoir colonial d’Alger afin que le situation ne dégénère en revendications indépendantistes, il n’en demeure pas moins que la question de l’indépendance de la Kabylie seule à même de repenser tout le système éducatif Kabyle, dans un ÉTAT Kabyle libre et indépendant reste posée.

Les infrastructures scolaires, éducatives et universitaires en Kabylie sont largement en deçà de ce qui existe dans les villes de Tlemcen et Oran, régions dont est originaire le clan d’Oujda qui représente le pouvoir colonial d’Alger.
Soulignons que les universités de cette région de l’ouest sont toutes « branchées » sur le numérique et les dernières technologies de communications avec les universités occidentales.

Pendant que les étudiants de cette région de l’ouest étudient dans un cadre linguistique adapté en Français ou en Anglais, les étudiants Kabyles et le corps enseignant se démènent dans des conditions d’études, de travail et de salaires lamentables.

Aux Kabyles l’enseignement en langue arabe avec tous ses retards et ses difficultés pédagogiques et didactiques et aux étudiants de l’ouest l’ouverture vers l’occident qui permettra de constituer une relève qui formera une zone tampon entre les enfants de la nomenclature apte à gouverner et le reste de la population appelée populace (Ghachis) ou va-nu-pieds (3rayas).

Menal At Qasi, Agence Siwel

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