12:38 - vendredi avril 20, 2018

L’Algérie accusée par l’ONU de “disparité économique” dans les régions amazighes.

La Rédaction

Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) dépendant de l’organisation onusienne (ONU) s’est, lors de sa récente session, la 84e tenue du 11 février au 1 mars 2013, penché sur la prise en charge de la langue et culture amazighe par l’Etat algérien.

En effet, si le Comité s’est félicité de la révision constitutionnelle du 22 avril 2002 instituant la langue amazighe comme langue nationale, en revanche, plusieurs insuffisances suivies de recommandations ont été adressées aux autorités algériennes.

A ce propos, il note “les activités menées par le Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA), notamment l’édition d’ouvrages en tamazight et les subventions octroyées aux associations culturelles et scientifiques pour promouvoir la culture amazighe” mais suggère que son rôle soit “renforcé” tout en “s’assurant que ces activités sont menées pour et avec les Amazighs dans le respect de leurs droits et libertés”.

Le CERD regrette aussi que”la langue amazighe n’est pas encore reconnue comme langue officielle l’excluant ainsi de la sphère publique telle que l’administration ou l’appareil judiciaire malgré son statut de langue nationale” tout en exprimant son inquiétude sur les informations faisant état de “disparité économique affectant plus particulièrement les régions habitées par les Amazighs qui ne bénéficieraient pas d’investissements publics adéquats”.

La même instance onusienne a, par ailleurs, exprimé sa préoccupation au sujet du refus dans certaines communes des wilayas de l’enregistrement des prénoms amazighs sous prétexte qu’ils ne figurent pas sur “la liste des prénoms à caractère algérien”.

Le Comité prend note de l’information fournie par l’Algérie concernant la révision de la liste des prénoms pour y inclure plus de 500 prénoms amazighs et lui recommande de prendre les mesures nécessaires pour assurer qu’en fait et en droit tous les algériens aient le libre choix des prénoms de leurs enfants et puissent les inscrire auprès de l’officier de l’état civil sans discrimination aucune.

Toujours dans le rapport du CERD, la situation des femmes amazighes est évoquée pour exprimer aussi son inquiétude du fait qu’elles soient “exposées au risque d’une double discrimination basée sur l’ethnie et le genre” avant de recommander à l’Algérie de “poursuivre ses efforts visant à promouvoir les droits des femmes, en portant une attention particulière aux femmes amazighes”.

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