Une unité secrète de l’armée chinoise suspectée de piratage

La Rédaction

PÉKIN – Une société américaine de sécurité sur Internet publie mardi un rapport qui accuse le gouvernement chinois d’être impliqué dans des cyberattaques contre les Etats-Unis.

Pékin est à nouveau soupçonné d’espionnage informatique. D’après la société de sécurité informatique Mandiant, qui conseille notamment le gouvernement américain, les hackers chinois seraient parmi les plus agressifs au monde. Mandiant affirme que, depuis 2006, une unité secrète de l’armée chinoise est responsable de multiples opérations de piratage informatique, ciblant notamment les Etats-Unis. La publication du rapport du National Intelligence Estimate (NIE) avait déjà souligné des intrusions sur le réseau américain.

Le rapport se concentre sur un groupe, qu’il décrit comme particulièrement «prolifique» en matière de cyberattaques. D’après les observations de Mandiant, ce groupe, nommé «APT1» («Advanced Persistent Threat»), serait à l’origine du vol «de centaines de téraoctets de données auprès d’au moins 141 sociétés couvrant 20 secteurs industriels majeurs». «APT1» cible notamment des infrastructures importantes, comme les activités énergétiques américaines. Des informations sensibles sur des opérations de fusion et d’acquisition mais aussi des courriels des sociétés visées auraient été piratées.

Mandiant souligne que le groupe «est capable de mener à bien une campagne d’espionnage aussi extensive sur Internet parce qu’il reçoit un soutien direct du gouvernement». Basée à Shanghaï, l’organisation, appelée unité 61389, serait une filiale de l’Armée populaire de libération. Mandiant a aussi repéré l’immeuble duquel les attaques sont lancées. Dans le quartier de Pudong, le bâtiment abriterait une unité secrète composée de milliers de membres experts en anglais et en systèmes informatiques.

La nature du travail de l’unité 61398 est considérée par la Chine comme un secret d’Etat. Nous pensons toutefois qu’elle mène des opérations de réseaux informatiques nocives», écrit la société de sécurité américaine, selon laquelle «il est temps de reconnaître que la menace vient de Chine». Le ministère de la Défense chinois, qui n’a pas répondu aux questions de Mandiant, nie sa responsabilité dans ces attaques numériques.

La Maison-Blanche a déclaré qu’elle était «consciente» du rapport Mandiant rapporte le New York Times . Tommy Vietor, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, a déclaré: «Nous (le conseil) avons à plusieurs reprises fait part de nos préoccupations au plus haut niveau sur le cybervol avec des hauts fonctionnaires chinois, y compris dans l’armée, et nous continuerons de le faire.»

La semaine dernière, Barack Obama a signé un décret sur la cybersécurité américaine, afin d’encourager les entreprises à partager les données de leurs infrastructures informatiques et à alerter les autorités en cas d’attaque.

Emmanuelle Germain Lefigaro.fr

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