La marche turque des Kabyles

La Rédaction

ANALYSES– Les Kabyles doivent tirer des leçons de ces manipulations de la part du mouvement Rachad qui leur a fait exécuter la marche turque digne de la Sonate n. 11 de Mozart.

Au début, le drapeau amazigh était dominant devant la Grande Poste d’Alger. Ensuite, les islamistes inféodés à l’Axe Arabie saoudite – Émirats arabes unis, dont N. Salhi, N. Khettal etc., multipliaient des appels-vidéos incitant « les Algériens » à libérer Alger des Zouaves.

C’est dans ce contexte qu’intervint la conférence de Karim Tabou durant laquelle il a brandi le drapeau algérien pour dire que c’est LE SEUL DRAPEAU qui le représente, sous-entendant que le drapeau amazigh ne le représente pas.

Peu de temps après, l’appel fut entendu par Gaid Salah, qui criminalisa le drapeau amazigh sans même faire voter une loi pour cela. Il instruit les policiers en vue d’arrêter les manifestants pour les présenter à un juge, préalablement instruit par téléphone.

Les leaders du mouvement Rachad (Larbi Zitot, Said Ben Sedira), inféodés

à un autre axe, l’Axe Turquie-Qatar, ont commencé à diffuser les vidéos tirant sur le drapeau amazigh avec le fameux « ce n’est pas le moment ». Ces appels sont entendus par les militants du Rashad qui commençaient à l’interdire dans les marches et rassemblement.

Abasourdis par cette injustice, les militants du MAK se sont joints aux marches en Kabylie et dans la Diaspora pour brandir le drapeau kabyle. C’est suite à ce ras-de-marée de drapeau kabyles que le drapeau amazigh fut accepté.

Dopés par les militants du mouvement Rachad, certains idiots utiles kabyles ont même commencé à agresser les militants du MAK en prenant soin de préciser « nekk d aqvayli. Mi ji suis kountr ce dapou-yahi ». On a vu un avocat, en robe d’avocat, agresser un militant du MAK. Il a oublié que son rôle est de défendre les victimes d’agression et non pas agresser lui-même.

À l’insu de la population kabyle, le mouvement Rachad a fait émerger des leaders en kabylie tout en interdisant aux partis politiques ou aux autres leaders émergents de prendre la parole.

Said Sadi fut hué et a failli se faire lyncher en pleine Kabylie par des Kabyles. Mokrane Ait Larbi fut éjecter illico d’une marche comme un malfrat.

Pendant très longtemps, les Kabyles obéissaient aux mots d’ordre du mouvement Rashad en diffusant les slogans et des chansons en arabe. Rashad a réussi à faire exécuter aux Kabyles la « Marche turque » de Mozart. Les Kabyles, dans un excès de zèle qui leur est propre, étaient même prêts à adopter la marche des canards.

Avec un seul slogan « khawa-khawa » et au nom de l’unité du mouvement, ils ont réussi à berner toute la Kabylie.

Il a fallu le courage de Said Sadi et de Méziane Abane pour dénoncer en public cette mascarade, bien que les militants du MAK eussent déjà tiré le signal d’alarme depuis une année.

Les Kabyles doivent comprendre une bonne fois pour toute : ils ont seulement deux chois. Se dissoudre dans l’arabo-islamisme algérien ou bien s’en détacher pour fonder leur propre nation. L’Histoire est un train qui passe une seule fois. À bon entendeur…

Karim Achab, militant du MAK

Don't miss the stories followIzwawen.com and let's be smart!
Loading...
0/5 - 0
You need login to vote.

Félicitations de l’Anavad au jeune étudiant Mestapha Kamal

MADJID AGGAD, dans le viseur de la police coloniale algérienne

Related posts